Selon une étude menée par Santéclair, près de 4 Français sur 10 renonceraient totalement ou partiellement à réaliser leurs soins dentaires pour des raisons financières et non médicales.  En effet, les tarifs en France restent trop élevés.

Un renoncement aux soins dentaires en hausse

Un renoncement aux soins dentaires en hausse

Cette étude relayée par Le Parisien, porte sur 500 devis envoyés par des adhérents de la société Santéclair, hors bénéficiaires de la CMU. 448 devis concernaient des soins prothétiques (pose de couronnes et bridges dentaires) et 52 des soins d’implantologie (pose d’implants dentaires).

1 an après la remise du devis, 38% des assurés soit 190 dossiers ont renoncé à engager leur traitement et 17,6% des assurés soit 88 dossiers n’ont réalisé qu’une partie seulement des soins pour des raisons financières.

À cause de soins jugés « souvent trop chers » par les patients, moins de 45 % d’entre eux ont finalement effectué l’intégralité de leurs soins, conformément à la recommandation de leur dentiste.

Pourquoi un tel renoncement aux soins dentaires ?

Directrice de Santéclair, Marianne Binst affirme qu’un reste à charge élevé constitue un réel frein dans la décision de se faire soigner, « Dès que le reste à charge, c’est-à-dire la somme à payer au bout du compte par le patient, dépasse 1000€, le renoncement grimpe à 60%. Ce qui démontre un lien entre coût et abandon. »

Pire encore, l’étude indique que le taux de renoncement atteint même jusqu’à 80%, lorsque le montant du reste à charge dépasse les 2000€ pour le patient. Seulement 1 patient sur 5 va jusqu’au bout de son plan de traitement.

4 français sur 10 renoncent à leurs soins dentaires

Un renoncement aux soins dentaires proportionnel au montant du reste à charge
Montant du reste à charge > 1000€ > 2000€
Taux de renoncement 60% 80%

Ce sont les traitements relatifs à l’implantologie qui souffrent du taux de renoncement le plus élevé. Ceci s’explique par le coût élevé des implants dentaires en France et de la non prise en charge de ce type de soins par la Sécurité sociale.

Parallèlement, le Collectif Interassociatif sur la Santé avait révélé l’an dernier à la même époque, qu’1 Français sur 10 était prêt à effectuer ses soins dentaires à l’étranger pour réduire le montant de sa facture et donc de son reste à charge, ainsi que pour minimiser les délais d’attente. Cette alternative tend à croître d’année en année car elle offre aux patients l’accès à des soins, qu’ils n’auraient pu effectuer dans l’hexagone pour des raisons financières.

À titre indicatif, alors qu’un implant dentaire complet (couronne en céramique, pilier prothétique et implant) coûte environ 2000€ en France, avec près de 1700€ de reste à charge.

Ailleurs en Europe, les patients peuvent économiser jusqu’à 50% sur la pose d’implant dentaire. C’est le cas en Espagne et en Hongrie où à qualité équivalente voire supérieure, le coût du traitement et le reste à charge du patient peuvent être divisés par 2, lorsqu’il s’agit d’un traitement d’implantologie.