Oui, mais les critères se lisent différemment, et le parcours commence rarement par le chirurgien.
La greffe de cheveux est perçue comme une intervention masculine. Elle ne l'est pas : l'alopécie androgénétique féminine existe, et la greffe y est parfois indiquée. Ce qui change, ce sont deux paramètres qui rendent l'évaluation plus complexe.
La chute féminine est plus souvent diffuse
Chez l'homme, l'alopécie androgénétique suit un schéma reconnaissable : recul des golfes, dégarnissement du vertex, couronne occipitale préservée. C'est ce qui rend le calcul possible.
Chez la femme, la chute est fréquemment diffuse : elle touche l'ensemble du cuir chevelu avec une accentuation sur la raie centrale, et elle épargne moins systématiquement la zone donneuse. C'est l'échelle de Ludwig qui sert à la situer, en trois stades, plutôt que l'échelle de Norwood.
Conséquence directe : la zone donneuse peut être elle-même touchée. Le critère 2 doit donc être vérifié avec d'autant plus d'attention, et c'est souvent lui qui décide.
La cause hormonale doit être écartée d'abord
Une chute féminine peut relever de causes qui n'ont rien à voir avec une alopécie androgénétique et qui, pour la plupart, sont réversibles.
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1 |
Un effluvium télogène du post-partum |
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Un syndrome des ovaires polykystiques |
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Un déséquilibre thyroïdien |
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Une modification hormonale (ménopause ou contraceptif) |
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Une carence martiale |
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- Ces situations ne relèvent pas de la chirurgie. Certaines se corrigent seules, d'autres avec un traitement adapté. Greffer sans les avoir écartées, c'est intervenir sur une chute qui aurait cessé d'elle-même.
Conséquence directe : chez une femme, un bilan sanguin et un avis endocrinologique ou dermatologique précèdent presque toujours l'évaluation chirurgicale. Ce n'est pas une précaution supplémentaire, c'est la première étape du parcours.