Oui, et de loin. Interrogés sur ce qui les a poussés à se tourner vers l'étranger, 84 % des patients citent le coût des soins, jugé trop élevé près de chez eux. Aucun autre motif n'approche ce niveau. C'est bien le prix qui, en France, les avait tenus à distance des soins dont ils avaient besoin.
Mais le coût n'explique pas tout. D'autres freins reviennent, plus discrets mais réels. 17 % évoquent des délais de rendez-vous trop longs, un obstacle qui n'a rien d'anecdotique quand un problème dentaire s'aggrave avec le temps. Et 11 % expliquent que le praticien qu'ils consultaient ne pouvait pas réaliser les soins dont ils avaient besoin, une question d'accès à la bonne prise en charge, pas seulement de budget.
Ces trois freins dessinent une même réalité : avant de partir, ces patients s'étaient heurtés à un mur, financier le plus souvent, mais parfois aussi lié aux délais ou à l'offre de soins près de chez eux. Le recours à l'étranger n'est pas venu effacer un caprice, mais lever un blocage.