La mésothérapie consiste à injecter, dans le derme du cuir chevelu, de très petites quantités de substances actives (vitamines et minéraux, ou molécules médicamenteuses). L'idée est d'agir au plus près du follicule tout en limitant la diffusion dans l'organisme.
→ Le point réglementaire (source : ansm.sante.fr/) : Les traitements médicamenteux autorisés en France dans l'alopécie androgénétique sont le minoxidil en application locale et le finastéride 1 mg par voie orale, ce dernier étant réservé à l'homme de 18 à 41 ans. Les préparations utilisées en mésothérapie capillaire, elles, ne disposent pas d'autorisation dans cette indication : les travaux du diplôme interuniversitaire de mésothérapie relèvent eux-mêmes l'absence de spécialité commercialisée en France pour cet usage.
La mésothérapie capillaire relève donc d'une pratique hors AMM. Le code de la santé publique l'encadre strictement : une prescription hors AMM suppose qu'aucune alternative médicamenteuse appropriée disposant d'une autorisation n'existe, et que le médecin la juge indispensable au regard des connaissances médicales avérées. Le Conseil de l'Ordre rappelle qu'elle doit rester exceptionnelle.
Trois obligations pèsent alors sur le médecin, et ce sont vos repères :
- La mention « Prescription hors autorisation de mise sur le marché » doit figurer sur l'ordonnance. Elle est obligatoire. Vérifiez-la.
- Vous devez être informée de la non-conformité, de l'absence d'alternative, des risques et bénéfices attendus, et de l'absence de prise en charge par l'Assurance Maladie.
- La prescription doit être justifiée dans votre dossier médical.
La mésothérapie repose sur la prescription et l'injection de préparations médicamenteuses. Ni un institut de beauté, ni un salon, ni un centre esthétique ne peuvent prescrire. Si l'on vous propose des injections dans le cuir chevelu hors d'un cadre médical, c'est un signal d'arrêt.